Je n’arrive pas à croire que 21 mois sont passés depuis mon dernier vol. J’ai d’ailleurs du mal à remettre des souvenirs sur cette longue pause. Il y a bien sur eu 15 mois de crise sanitaire mais ce n’est pas une excuse ! Il y a surtout pas mal de doute …
Douter, c’est d’abord se rendre compte que l’on est imparfait
Avec la crise aérienne au Belarus et le détournement du vol RyanAir, j’ai repris contact avec David mon contrôleur aérien favori pour avoir son avis! Au détour de notre conversation, il me propose de revenir voler… Je lui annonce que je serai surement un peu ‘rouillé’ (en réalité, j’étais certain d’avoir tout oublié) et nous convenons de faire un vol « plaisir » pour aller vers la côte… rendez vous pris pour Lundi.
En arrivant sur place, je découvre les nouveaux hangars de l’aérodrome de Grimbergen. Un bel investissement. Il fait enfin beau après un mois de mai pourri, David m’attend et nous sommes heureux de nous retrouver ! Quelle joie de retrouver le tarmac, l’odeur de l’huile et du carburant et de saluer les pilotes de retour de leur aventure.

David vérifie les NOTAM (notice to airmen, « messages aux navigants aériens »).Ce sont des messages publiés par les agences gouvernementales de contrôle de la navigation aérienne dans le but d’informer les pilotes d’évolutions sur les infrastructures… De mon côté je fais le check de l’extérieur de l’avion, pour retrouver quelques repères. Je m’installe et je me sens rassuré tout n’est pas perdu.
A Grimbergen, le club a décidé de mettre en place une « flow list ». Cela impose plus de travail de mémorisation qu’avant. Par exemple nous devons connaitre par coeur les instructions pour vérifier le moteur avant le décollage. Auparavant nous avions une véritable « check list » qui ressemblait un peu à une todo liste « pas à pas »… Cela aura pour avantage de faire travailler d’avantage nos neurones 🙂

Le décollage me redonne vraiment une agréable sensation, nous mettons le cap vers la côte Belge, le Zwin, Knokke, Blankenberge, Brugge… Ces lieux qui me sont connus au sol et que nous apprécions particulièrement en famille ! C’est aussi une facon de dire « bye bye » Belgium puisse que dans quelques semaines nous partions pour Montréal…

De retour nous longeant l’E40 et on observant quelques jolis chateaux bien cachés…

Ce vol m’a donné la conviction qu’il ne fallait pas abandonner un rêve de gosse. Le doute et les obstacles font partis du cheminement !
